Les éditeurs de livres suivent-ils la voie des majors musicales en se tournant de + en + vers le numérique ? A mon sens, c'est évident : une édition numérique, quelles que soient les protections et DRM qu'on lui ajoute, est destinée à être partagée et piratée. Mais lorsque les éditeurs s'en rendront compte, il sera soit trop tard... soit ils se tourneront vers les gouvernements pour pousser ceux-ci à adopter des lois liberticides telles ACTA ou SOPA destinées à sanctionner l'utilisateur illégitime d'un produit qu'ils auront eux-mêmes créé.
Pourtant, si les majors musicales n'ont pas eu d'autre choix que de s'adapter à la diffusion des formats numériques mp3 ou autres ogg... tant le passage d'un CD à ces formats était facile et maîtrisable par presque tout le monde à faible coût, les éditeurs de livres, pour leur part, ont la chance que le support papier n'est pas facilement "copiable" et nécessite un investissement temporel et financier important qui lui assure quasiment de ne pas être copié.
Or, bien qu'ils disposent là d'un média dont ils sont certains de maîtriser la fabrication, la vente et la distribution... Les éditeurs se tournent vers le numérique dont ils savent qu'il sera facilement "piraté" et redistribué !
Il me paraît dès lors évident qu'un livre, une fois numérisé ou fourni sous forme numérique, sort du champs de contrôle de l'éditeur et des auteurs entraînant inévitablement d'importantes pertes de revenus pour ceux-ci... Ils perdent le contrôle de la distribution tant légale, qu'ils se voient obligés de confier à quelques grands groupes tels qu'Amazon, iTunes ou Google qui choisissent les formats et les liseuses sur lesquels ces livres seront accessibles, qu'illégale au travers de sites de partages, il est en effet déjà possible de trouver des centaines de titres totalement gratuitement sur le net.
Bien sûr, les éditeurs seront les derniers maillons de la chaîne qui souffriront de cette offre numérique... Les premiers qui disparaîtront seront les libraires et les distributeurs ! Ensuite viendront les auteurs et enfin les éditeurs.
Bien sûr, les éditeurs seront les derniers maillons de la chaîne qui souffriront de cette offre numérique... Les premiers qui disparaîtront seront les libraires et les distributeurs ! Ensuite viendront les auteurs et enfin les éditeurs.

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